25.000 élèves n’ont pas repris le chemin de l’école à cause des inondations au Nord-Cameroun
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Le spectre d’une année blanche plane sur les élèves des zones inondées du département du Mayo-Danay. Deux semaines après la rentrée scolaire, plus de 25.000 élèves sont toujours dans le désespoir. La reprise du chemin de l’école, même à moyen terme, est d’autant plus hypothétique qu’à la date du 10 septembre 2012, 59 établissements primaires et secondaires du département sont totalement dévastés, inaccessibles et noyés dans les eaux.
Selon les autorités en charge de l’éducation dans le Mayo-Danay, ce sont les écoles primaires qui payent le lourd tribut aux inondations. L’arrondissement de Kaïkaï avec 13 écoles inaccessibles tient la palme d’or des arrondissements les plus frappés, suivi de Maga avec 12 écoles, Velé 11 écoles, Gobo 7 écoles et Yagoua 4 écoles. Gueré et Wina ont également deux écoles encore fermées. Au total, ce sont quelques 16.000 élèves qui sont directement touchés. Au niveau des enseignements secondaires, environ 9000 élèves attendent encore de prendre le chemin de l’école. Trois établissements sont touchés dans l’arrondissement de Vélé, deux à Yagoua, deux à Gobo, deux à Wina et un établissement à Gueré. Ces données rendues publiques le 10 septembre 2012 par les autorités, sont en constante évolution, surtout pour les écoles primaires et maternelles.
Pour parer au plus pressé, les responsables de l’éducation de base et ceux des enseignements secondaires proposent un ensemble d’actions immédiates contenus dans un document baptisé «Programme d’actions à mettre en œuvre pour encourager la scolarisation des jeunes élèves des zones inondées». Ils suggèrent ainsi au gouvernement «la construction et la réhabilitation de toutes les digues de protection afin de sécuriser les populations. Une subvention spéciale à allouer à ces établissements est un impératif en vue de construire et d’équiper les bibliothèques en manuels scolaires, construire les latrines et construire les points d’eau, sans oublier la mise en place dans certains établissements des cantines scolaires».
En attendant que ces actions soient mises en place, des interventions d’urgences et ponctuelles peuvent être entreprises comme indiqué dans le même document. «Il s’agit de l’amélioration des conditions d’hygiène et de salubrité par le biais de la désinfection des salles de classe, des latrines et des alentours des établissements concernés pour éviter les maladies contagieuses. La sensibilisation de la communauté éducative sur les risques des maladies hydriques est aussi à préconiser», suggère le document qui a été paraphé conjointement par le délégué régional de l’éducation de base, Mme Ousmana Hayatou Haoua et celui des enseignements secondaires, Mahama Mahamat.
David Wanedam
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