Côte d'Ivoire: protégeons les élèves confiés à d'autres familles contre la maltraitance
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Une pauvreté effroyable, associée à un manque d’instruction des parents, d’un manque d’infrastructures scolaires et de perspectives d’emploi dans les zones rurales est le moteur principal du déplacement des enfants vers d’autres familles. Les parents n’hésitent pas à confier leurs enfants à d’autres parents éloignés ou des personnes en relation avec les habitants du village. Cette prédisposition des parents à se séparer de leurs enfants s’enracine dans la tradition et ces séjours, temporaires ou non, au sein d’autres familles font parties du développement normal d’un individu en Côte d'Ivoire.
Si cette tradition repose sur la meilleure des intentions, il faut reconnaître malheureusement, que les attentes de part et d’autres peuvent être divergentes. Les parents imaginent sans doute que leur enfant sera bien traité et recevra une bonne instruction en échange de quelques petits travaux ménagers dits "socialisant". Aux yeux de la famille d’accueil en revanche, l’enfant n’est peut être qu’un domestique dont on attend qu’il assure toutes les corvées ménagères pendant que les autres enfants étudient ou vont à l’école.
De nombreux enfants sont victimes de pires formes de travail (les travaux dangereux, les corvées…), de violences physiques et morales (la torture, les privations…) et de violences sexuelles (l’exploitation sexuelle…) dans les familles d'accueil.
Reconnaissons les ravages que la maltraitance entraîne sur le développement de l'enfant à moyen et long terme dont les impacts condamnent celui-ci à l'échec scolaire, à l’instabilité morale, à la délinquance, à l’alcoolisme et à la prostitution.
cidci
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