Des toilettes pour contribuer à maintenir les filles à l’école !
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Ce 20 novembre 2012, le monde a célébré la Journée mondiale de l’enfance. Ce n’est pas par pur hasard que les Nations Unies recommandent la célébration de cette Journée en cette date. En effet, c’est le 20 novembre 1989 que l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté la Convention relative aux droits des enfants, l’un des documents les plus reconnus par les différents Etats. A ce jour, seuls les Etats-Unis, le Soudan et le Soudan du sud ne sont pas parties à cette convention. Comme le précise le site www.droitsenfants.org, cela revient à dire que sur les 195 États souverains et indépendants reconnus par les Nations Unies, les 192 États-membres (les îles Cook et Nioué, et le Vatican ne sont pas des membres), ont signé la Convention et seulement deux ne l’ont pas ratifiée.
Dans son article 28, cette convention aborde le droit des enfants à l’éducation. Selon un extrait de cet article, plus spécifiquement du point N°1 qui y est développé, « les Etats parties reconnaissent le droit de l'enfant à l'éducation, et en particulier, en vue d'assurer l'exercice de ce droit progressivement et sur la base de l'égalité des chances. » Ainsi, en plus de « rendent l'enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous », les Etats parties doivent également prendre « des mesures pour encourager la régularité de la fréquentation scolaire et la réduction des taux d'abandon scolaire. »
La veille de cette Journée mondiale de l‘enfance, c'est-à-dire le 19 novembre, nous avons commémoré la Journée mondiale des toilettes. La proximité de ces deux célébrations dans le calendrier nous offre ainsi l’occasion d’aborder le lien établi entre l’accès à des toilettes saines à l’école, garantissant un minium de préservation de l’intimité des élèves, et la levée des barrières sur le chemin de l’accès et du maintien des enfants à l’école.
Selon le site de la Journée mondiale des toilettes, « si on veut que les filles restent à l’école pour acquérir des connaissances afin d’exceller dans la vie, elles doivent avoir accès à des latrines saines et protectrices de leur intimité. Dans de nombreux pays, les filles restent à la maison pendant la période de leurs menstrues parce que l’absence de cadre sécurisé leur permettant de se changer et de se laver entretient un sentiment d’insécurité. » Ainsi par exemple, « en Inde, une récente étude a montré que 23 pour cent des filles quittent l’école lorsqu’elles atteignent la puberté. »
Ce site constate que « les filles et les femmes constituent quasiment la moitié de la population, pourtant l’hygiène menstruelle et sa gestion reçoivent peu d’attention. » Afin d’aider à changer cette situation, « les programmes WASH (Water, Sanitation and Hygiene – Eau, installations sanitaires et Hygiène) dans les écoles constituent une grande opportunité pour couvrir les besoins des filles, en ciblant des aspects bien précis tels que la mise à leur disposition de latrines qui leurs soient un peu plus adaptées, ainsi qu’une éducation à l’hygiène et une prise de conscience générale sur les défis des menstruations. »
Nous notions déjà précédemment que l’accès aux toilettes constituait un Droit de l’Homme. Quant à l’éducation, il n’est plus besoin de rappeler ici la place de choix qu’elle occupe dans les droits reconnus aux enfants. Nos dernières contributions se sont attardées à montrer cette place dans la lutte contre les mariages d’enfants et dans le développement des compétences des jeunes.
L’investissement pour des toilettes adaptées aux besoins des différents sexes constitue donc l’une des stratégies contribuant à l’atteinte des objectifs de l’Education pour tous.
© UNICEF/MLWB2012-01630/CHRISTINE NESBITT - MALAWI, 2012
Rodrigue Koffi
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11/30/12, par PARCEQUETUESLAIT: