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Enrollement des enfants dans le mouvement M23 à l'Est de la République démocratique du Congo

Publié 08/28/12 par User_image_bgprince wilondja

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SITUATION PREOCCUPANTE DANS LA PARTIE EST DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO : RECRUTEMENT DES ENFANTS MINEURS PAR LE MOUVEMENT DU 23 MARS

Des centaines de milliers d’enfants sont associés aux forces armées et aux groupes armés à travers le monde. Des filles et des garçons sont employés de diverses manières, jouant des rôles d’appui – cuisiniers ou porteurs, par exemple ou participant activement aux combats, posant des mines ou espionnant, les filles étant souvent employées à des fins sexuelles.

Ce recrutement et cette utilisation d’enfants violent leurs droits et leur causent un préjudice physique, affectif, mental et spirituel et nuit à leur développement. Même si l'on constate une nette amélioration dans le cadre d’enrôlement des jeunes enfants dans les groupes armés dans certaines zones conflictuelles, cela n’est pas le cas en République Démocratique du Congo où des milliers d’enfants sont entrain d’être recrutés par force dans le groupe rebelle « Mouvement du 23 Mars » ou « M23 » aux yeux et aux sus des forces armées congolaises et celles des Nations Unies.

La situation des enfants à l’est de la RD Congo devient encore plus préoccupante suite à la guerre qui se déroule actuellement dans la partie nord-est du pays, dans la province du Nord Kivu, les milices du M-23, une faction rebelle, faisant régner la terreur et la désolation dans cette partie du pays, avec cette énième guerre qui fait déjà des victimes, avec le déplacements d’un milliers de congolais à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Cette situation risque de dégénérer comme ce fut déjà le cas auparavant, de nombreux enfants étant recrutés par ces milices.

Ainsi donc, nous réaffirmons avec force notre préoccupation commune en tant que jeunes face à la situation critique des enfants touchés par ce conflits dans notre pays et compatissons avec ces enfants. Nous avons conscience des préjudices physiques, affectifs, moraux, sociaux , psychologiques causés aux enfants par ces violations de leurs droits durant les conflits armés et réaffirmons donc notre engagement à identifier et mettre en œuvre des solutions durables au problème de l’utilisation et du recrutement illégaux d’enfants dans les conflits armés comme le mouvement du 23 Mars est en train de l’effectuer.

Par rapport à l’ensemble des instruments internationaux relatifs à la prévention du recrutement ou de l’utilisation d’enfants dans les conflits armés, à leur protection et leur réinsertion, et à la lutte contre l’impunité pour les auteurs de violations des droits des enfants, ainsi que les instruments régionaux pertinents dont : • Convention de 1989 relative aux droits de l’enfant, • Protocole facultatif de 2000 à la Convention relative aux droits de l’enfant concernant la participation des enfants aux conflits armés ; • Quatre conventions de Genève de 1949 et leurs protocoles additionnels de 1977 ; • Convention de 1951 sur les réfugiés et son protocole de 1967 ; • Convention de l’OIT de 1999 concernant l’interdiction des pires formes de travail des enfants (182) ; • Les Principes du Cap et meilleures pratiques concernant la prévention du recrutement d’enfants dans les forces armées et la démobilisation et la réinsertion sociale des enfants soldats en Afrique adoptés en 1997 ; • Adoption des « Orientations sur les enfants face aux conflits armés » par l’Union européenne en 2003 et Stratégie de mise en œuvre des orientations adoptée en janvier 2006 ; • Statut de Rome de la Cour pénale internationale. , et la ratification prioritaire de la Convention relative aux droits de l’enfant et ses protocoles facultatifs par certains états africains ;

Par rapport aux différentes résolutions du conseil de sécurité des Nations Unies dont 1261 (1999), 1314 (2000), 1379 (2001), 1460 (2003), 1539 (2004) et 1612 (2005) du Conseil de Sécurité, qui ont condamné de manière réitérée l’utilisation et le recrutement illégaux d’enfants par des parties à des conflits armés, en violation du droit international et ont appelé à y mettre un terme, aboutissant à la mise en place d’un mécanisme de surveillance et de communication de l’information ainsi que d’un groupe de travail chargé de traiter des violations des droits des enfants commises en période de conflit armé ; que le M-23 est en train de bafouer ;

Concernant les Principes du Cap de 1997 («Principes du Cap et meilleures pratiques concernant la prévention du recrutement d’enfants dans les forces armées et la démobilisation et la réinsertion sociale des enfants soldats en Afrique») , qui ont contribué à guider les décisions et mesures prises en vue de prévenir le recrutement illégal d’enfants âgés de moins de 18 ans dans des groupes ou des forces armés, de mettre fin à leur utilisation, d’obtenir leur libération, d’assurer une protection et un soutien à leur réinsertion ou leur insertion dans leur famille, la collectivité et la vie civile ; Le M-23 ne cesse de recruter les jeunes garçons et filles mineurs dans leur rang de combattants mais nous dénonçons aussi la recrudescence des viols et violences commises à l’égard des jeunes filles mineures ;

Il nous revient aussi de constater qu’il sera difficile ou presqu’impossible que notre pays atteigne les Objectifs de Développement du Millénaire d’ici 2015 en matière d’éducation primaire universelle et de création d’emplois décents et productifs pour les jeunes et cela tant que des enfants continueront d’être recrutés ou utilisés illégalement dans des conflits armés ;

Il incombe donc au premier chef au gouvernement de la RD Congo d’assurer la sécurité et la protection de tous les enfants qui se trouvent dans cette partie du pays, la réinsertion des enfants dans la vie civile étant l’objectif ultime du processus visant à obtenir leur libération de groupes ou de forces armés et qu’une planification en vue d’une réinsertion devrait guider toutes les étapes du processus et débuter le plus tôt possible.

Ainsi donc, nous demandons aux gouvernements congolais et les belligérants du M23 de s’engager à déployer tous leurs efforts afin de faire respecter et appliquer les Principes de Paris («Principes et lignes directrices sur les enfants associés aux forces armées ou aux groupes armés»), à chaque fois que cela sera possible et dans le respect de leurs obligations internationales, dans leurs actions politiques, diplomatiques ; mais aussi au fonds des Nations Unies pour l’enfance et d’autres organisations humanitaires locales et internationales de déployer des efforts pour des actions humanitaires et en matière d’assistance technique et de financement.

Une demande particulière s’adresse aussi aux parties belligérantes: celle d'adhérer au principe selon lequel la libération de tous les enfants recrutés ou utilisés de manière illégale par des groupes ou des forces armés doit être recherchée sans conditions à tout moment, y compris durant ce conflit, et que les actions visant à assurer la libération, la protection et la réinsertion de ces enfants ne devraient pas être subordonnées à un accord de cessez-le-feu ou à un accord de paix ou à tout processus de libération ou de démobilisation pour les adultes.

Une fois , qu'il y a cessation des hostilités et au moment opportun, le gouvernement congolais devra rechercher, conformément à la Convention relative aux droits de l’enfant et aux autres normes internationales en matière de justice pour mineurs, des alternatives aux poursuites judiciaires et faire en sorte que, lorsque des mécanismes de vérité et de réconciliation sont établis, la participation des enfants y soit appuyée et encouragée, que des mesures soient prises afin de protéger les droits des enfants tout au long du processus et en particulier, que la participation des enfants soit volontaire ; et que notre gouvernement veille à ce que le M23 s’autorise à tirer avantage durant des pourparlers de paix et des réformes du secteur de la sécurité, notamment en comptabilisant les enfants qui se trouvent dans leurs rangs pour augmenter leur part d’effectifs dans le cadre d’un accord de partage des pouvoirs. Nous demandons aussi aux gouvernements des pays frontaliers (Rwanda et Ouganda): De veiller à ce que les enfants qui franchissent les frontières internationales soient traités conformément à la législation internationale en matière de droits de l’homme, au droit humanitaire et au droit des réfugiés et en particulier, à ce que les enfants qui fuient vers un autre pays pour échapper à un recrutement illégal ou à une utilisation par le M23 puissent effectivement exercer leur droit de demander l’asile, à ce que les procédures d’asile prennent en compte l’âge et le sexe et que la définition du réfugié soit interprétée en fonction de ces derniers critères, en tenant compte des formes particulières de persécution subies par les filles et les garçons, notamment l’utilisation ou le recrutement illégaux dans un conflit armé, et à ce qu’aucun enfant congolais ne soit reconduit de quelque manière que ce soit à la frontière où il existe un risque réel, évalué au cas par cas, soit de torture, ou de traitement cruel et inhabituel, ou de châtiment, soit lorsque l’enfant est reconnu comme réfugié aux termes de la Convention de 1951 sur les réfugiés, soit de recrutement illégal, ou de nouveau recrutement ou d’utilisation illégaux par des groupes ou des forces armés.

Nous demandons au fonds de nations unies pour l’enfance et d’autres organisations humanitaires et de défense de droits des enfants de faire en sorte que tout financement destiné à la protection des enfants soit mis à disposition le plus tôt possible, y compris en l’absence d’un processus de paix officiel et d’une programmation officielle en matière de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) et de veiller également à ce que le financement reste à disposition pendant la durée requise et pour des activités menées dans des communautés au bénéfice d’un large éventail d’enfants touchés par des conflit armés afin n d’assurer une insertion ou une réinsertion pleines et effectives dans la vie civile.

Nous appelons donc les deux parties en conflit à procéder à un cessez le feu imminent enfin de permettre le processus DDR pour que ces enfants reviennent à leur situation familiale normale et puissent vaquer paisiblement à leurs études et cela vue que la rentrée scolaire est déjà proche.

Prince WILONDJA Coordinateur à Jeunes Volontaires de Grands Lacs pour l’Environnement Instructeur de la Jeunesse Consultant en gestion des projets, le développement et la jeunesse /+243995686053/wilsonprincew@yahoo.fr/www.jeunesserdcclimat.blogspot.co.uk/www.princewilondja.e-monsite.com/www.jeunesdebukavu.e-monsite.com/www.jevograle.over-blog.org

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