ou connexion avec

La survie de la mère peut également conditionner celle de l’enfant

Publié 06/13/12 par Rodrigue

User_image_bg Rodrigue Koffi Voir le Profil
Inscrit le 9 May 2011
  • 194 Articles
  • 26 Commentaires

Comme nous le notions depuis quelques jours, l’UNICEF vient de lancer une campagne en faveur de la survie des enfants. Celle-ci, intitulée "S’engager pour la survie des enfants : une promesse renouvelée" vise à remobiliser les différents partenaires afin qu’ils puissent redoubler d’efforts pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement numéro 4 et 5, visant à réduire le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans à 20 pour 1000 naissances vivantes, voire moins.

Concrètement, nous passerions de 7,6 millions en 2012 à 4,5 millions, voire même 2 millions d’enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque année, en 2035. L’atteinte de cet objectif permettrait ainsi de renforcer les efforts en direction des enfants les plus nécessiteux et les plus difficiles à atteindre partout dans le monde.

En effet, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), "pour un enfant, le risque de décès est le plus élevé pendant la période néonatale, c’est-à-dire au cours des 28 premiers jours de vie. L’accouchement dans de bonnes conditions et des soins néonatals efficaces sont essentiels pour éviter ces décès. Environ 40% des décès d’enfants de moins de cinq ans surviennent pendant la période néonatale".

Aujourd’hui, de plus en plus d’indices et éléments démontrent que la lutte pour la survie des enfants passe, sinon doit également passer par celle de sa mère.

Ainsi, le site IRIN note que l’une des clés pour lutter contre la mortalité néonatale serait de s’intéresser davantage à la santé de la mère et de se concentrer sur certaines maladies graves, mais curables. Dans un récent article, nous lisons qu’une étude de l’American Medical Association a montré qu’en Afrique Subsaharienne "les femmes prises en charge dans les cliniques prénatales étaient atteintes de paludisme, de maladies sexuellement transmissibles ou d’infections de l’appareil génital comme la syphilis, la gonorrhée, la chlamydia et les infections bactériennes ou parasitaires du vagin". Ainsi "si elles ne sont pas traitées, ces affections peuvent entraîner des fausses couches, des mortinaissances, des naissances prématurées et des insuffisances pondérales à la naissance".

Pour le Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l'enfant (PMNCH) "la bonne santé de la mère et sa nutrition sont des facteurs jouant un rôle important pour la survie de l’enfant".

En effet, "les interventions et les stratégies pour améliorer la santé reproductive ainsi que la santé et la survie des mères, des nouveau-nés et des enfants sont étroitement imbriquées et doivent être fournies en appliquant une approche de continuité des soins. En associant ces interventions et en les incluant dans des programmes intégrés, on peut diminuer les coûts, favoriser une plus grande efficacité et éviter les duplications des ressources", note le site de ce partenariat.

Malheureusement, le site du PMNCH constate que "malgré la pléthore des connaissances, aucun consensus n’a vu le jour sur le meilleur moyen d’avancer de manière coordonnée pour progresser en vue d’atteindre les OMD". Il faut donc que les choses bougent sur ce plan.

© UNICEF/NYHQ2004-1418/Giacomo Pirozzi -Togo, 2004

Commentaires

  • dans un futur proche, par Nouvel utilisateur: