Non à l'ingérence du Rwanda en RDC
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A ce jour, la RD Congo a des preuves suffisantes sur l’implication directe du Rwanda qui aurait apporté son soutien à la bande de Bosco Ntaganda.
Comment expliquer qu’en dépit de plus de 25 tonnes d’armes abandonnées dans la ferme de Bosco Ntaganda à Masisi, celui-ci et sa bande continuent à tirer sur les vaillantes FARDC ? Le gouvernement de la République hausse le ton et exige la publication du rapport de l’ONU et ses annexes qui contiennent des informations détaillées sur des livraisons d’armes aux rebelles en provenance du Rwanda.
Ce rapport met aussi à nu les violations de l’embargo onusien des ventes d’armes aux rebelles tout ceci, grâce au leadership du président de la République, de l’impulsion du Chef du Gouvernement et du travail de titan abattu par le ministre des Affaires Etrangères qui a réactivé le volet diplomatique pour saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies.
L'heure est grave en RD Congo et exige que soient aussi prises des mesures graves. Cela implique aussi la cohésion de tous les Congolais de différentes catégories sociales. En effet, comme en 1998, la RD Congo est de nouveau agressée par son voisin, le Rwanda. Ce pays voudrait transformer les Kivu en une entité ingouvernable, dans l’objectif de balkaniser effectivement la RD Congo. A ce jour, non seulement le gouvernement de la République dispose des preuves irréfutables pour forcer le Rwanda à rendre des comptes devant le Conseil de sécurité, ,mais le pays de milles collines (surnom donné au Rwanda) a, le 10 juin 2012, également refusé de signer le procès-verbal sanctionnant l’audition de dix recrues dressé par la commission conjointe ad hoc Rd Congo/Rwanda.
En lieu et place, un procès-verbal de carence a été signé entre les membres de la délégation de la RD Congo et le représentant de la Monusco. Une preuve suffisante de sa mauvaise foi et de son intention de faire de l’est de la RD Congo un ventre mou pouvant servir à l’exploitation illégale des richesses de ce pays, lesquelles sont vendues au prix du sang congolais aux firmes japonaises, coréennes, américaines et autres spécialistes de la fabrication des satellites et des téléphones.
Onze recrues dont un mineur
Il ressort des procès-verbaux d’audition établis contradictoirement les 29 et 30 mai 2012 et librement signés conjointement par les délégations de la RD Congo, du Rwanda et de la Monusco que les recrues du M23 de Bosco Ntaganda et Makenga Sultani sont toutes de nationalité rwandaise et ont été recrutées de février à avril 2012 sur le territoire rwandais ; ces recrutements se sont effectués à Mudende, Bugeshi et à Kabari, district de Rubavu, province de l’Ouest au Rwanda. De même, les activités de recrutement, la libre circulation des munitions et autres équipements militaires ont eu lieu sur le territoire rwandais sans restriction, y compris le libre mouvement des hommes habillés en tenue FARDC ; le Major Rukara, instructeur des recrues venues du Rwanda en février, mars et avril 2012 à Runyonyi est inconnu au sein des unités FARDC en Rdc.
Il convient aussi d’ajouter qu’il y a eu sur le territoire rwandais des recrutements des mineurs (cas d’Habimana Innocent âgé de 15 ans) et toutes ces personnes recrutées au Rwanda ont été amenées à l’Est de la RD Congo pour combattre aux côtés des mutins afin d’y perpétuer l’exploitation illicite des minerais congolais et y semer la mort dans les familles congolaises en vue de déstabiliser les institutions de la RDC et soutenir le Général Bosco Ntaganda parce qu’il parle la même langue que les recrues.
En plus de ces 11 recrues du M23, il y a à la MONUSCO et entre les mains des FARDC plusieurs autres groupes qui déclarent être de nationalité rwandaise et avoir aussi été recrutés au Rwanda. Voilà pourquoi la RDC demande leur rapatriement au Rwanda par la Monusco, du CICR, du CIPGL et de l’UA.
Des recrutements ont eu lieu en février, mars et avril 2012 au Rwanda
Selon les preuves fournies par la RD Congo aux Nations-Unies, nous apprenons que les recrutements ont eu lieu en territoire rwandais aux mois de février, mars et avril 2012. Et les échos nous parvenant de Washington aux Etats Unis d’Amérique donnent des détails précis sur l’implication du pré-carré de Paul Kagame (le président du Rwanda). Ce qui le rend fou de colère et le pousse à mobiliser certains lobbies pour que ne soient pas publiées les annexes du rapport.
A ce jour, le Rwanda utilise une diversion, pour faire gober dans la tête de l’opinion tant nationale qu’internationale que le M23 est une création de Makenga alias « Sulutani », alors que ce mouvement n’est pas différent de celui de Bosco Ntaganda auquel il apporte son soutien. Le changement du nom de Makenga alias « Sulutani » en est la preuve. A vrai dire, celui-ci s’appelle Colonel Ruzangiza. A l’époque, il travaillait au Sud-Kivu et avait une escorte de 60 personnes. Il logeait au bord du lac Kivu au quartier Nguba. Dans la nuit du 3 au 4 mai 2012, les 60 éléments d’escorte se sont retrouvés chez lui. Deux embarcations sont venues les prendre et dans leur suite, il n’y avait pas d’autorités congolaises. Arrivés au Rwanda, ils ont été déshabillés et revêtus de la tenue de la RDF avant d’être envoyés au front.
Quant à Etienne Ntakirutimana capturé au front de Mbuzi, il est arrivé à Runyonyi début mai pour préparer l’arrivée des mutins. Selon Etienne, c’est le 8 juin que l’armée rwandaise a envoyé au moins 150 éléments rwandais. Et c’est lui qui organisait tout. Fait bizarre, il est constaté que parmi les éléments appréhendés par les FARDC se trouvent également les éléments FDRL régulièrement rapatriés par la Monusco vers le Rwanda.
La question qui nous tracasse aujourd'hui est de savoir comment la communauté internationale peut-elle dépenser autant d’argent pour la démobilisation, la réinsertion des FDRL qui reviennent encore aujourd’hui prêter renfort à la bande de Bosco Ntaganda. Certains analystes pensent que le Rwanda, n’étant pas pour le retour des FDLR chez eux, est en train de les envoyer au front dans l’espoir de les y voir mourir. Ce qui constitue pour Paul Kagame un bon débarras de ces FDLR devenus encombrants à la longue. Car, comment expliquer que tous ces gens sont les Hutus qu’on envoie en renfort chez les Tutsis qui sont du reste les mutins ?
Toute la communauté internationale a intérêt à condamner cette aventure si et seulement l’on veut décourager certaines pratiques devenues monnaie courante dans cette région des grands lacs africains.
Des déductions inéluctables ?
Pour prouver l’implication du Rwanda, le gouvernement de la République, à travers ses experts, a procédé à certaines déductions. La première déduction concerne les effectifs de mutins. Il est constaté que lorsqu’il y a défection à l’Est, elle se mue en mutinerie et subitement les affrontements commencent. Mais les mutins à Masisi (territoire du Nord-Kivu en RDC) ont subi une défaite et 300 d’entre eux se sont rendus. En plus, ceux qui sont restés du côté des mutins sont moins nombreux et ne peuvent donc pas constituer un bataillon organisé. Mais comment alors peuvent-ils mobiliser un nombre suffisant pour répliquer aux assauts des FARDC ?
La deuxième déduction concerne les armes. Il y a peu, dans sa fuite, Bosco Ntaganda avait abandonné 25 tonnes d’armes à Masisi. La question que tous les experts se posent est celle de savoir d’où viennent les armes utilisées actuellement contre les FARDC ? Comment les collines ont pu vendre des armes à la bande de Bosco Ntaganda ? D’où l’évidence d’un réarmement à partir du Rwanda.
Une autre déduction est relative à la santé. Nous apprenons que les mutins blessés sont soignés dans les hôpitaux de référence du Rwanda. Car, pour tenir jusqu’à aujourd’hui, il faut une logistique pour continuer à nourrir et à soigner ces recrues. Voilà pourquoi il n’y a pas de débat quant à l’implication du Rwanda. Même le Conseil de sécurité des Nations Unies a jugé crédibles les renseignements sur l’appui extérieur dont bénéficient les mutins. Il est donc important que ce rapport et ses annexes soient publiés. C’est malhonnête et immoral de de les bloquer.
Une diplomatie congolaise efficace
Avant de dire un mot sur l’efficacité de cette diplomatie, il y a lieu d’affirmer que toutes les défections que les FARDC connaissent aujourd’hui ne sont pas des faits isolés, surtout qu’il existe une coordination à l’extérieur (Rwanda) et au pays (Bosco Ntaganda). Au pays, il y a Bosco Ntaganda, jadis commandant second de l’opération Amani Leo. Mais suite à l’accident d’avion qu’avait connu le Général Amuli, il devint par ce fait le responsable n°1 de l’administration au Nord et Sud-Kivu. Il était donc capable de muter les commandants d’unités en sa qualité de patron de la gestion opérationnelle, mieux patron de la logistique.
Le premier objectif d'Amani Leo était de traquer les FDLR. Malheureusement, on découvrira 25 tonnes d’armes à sa ferme. Ce qui est quand même louche. A ce jour, il est permis d’affirmer que c’est Bosco qui fournissait les armes aux groupes armés qui pullulent dans l’Est du pays. Et il les échangeait contre les minerais. La preuve, ce sont les FDLR qui l’ont guidé dans sa suite après sa défaite contre les FARDC. C’est à la lumière de tous ces éléments qu’une diplomatie a été mise en musique, sous le leadership du chef de l’Etat, sous l’impulsion du chef du Gouvernement et grâce à un travail de titan de l’actuel ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération internationale et de la francophonie. Grâce à cette diplomatie, tout le dossier congolais a été présenté non seulement aux chefs d’Etats de la Région (Ouganda, Burundi, Tanzanie, Angola), mais aussi déposé au Conseil de sécurité des Nations Unies.
Cette diplomatie va également permettre de retenir comme crime contre l’humanité, le fait pour les mutins de couper les tuyaux d’eau et de priver d’eau toute la population du territoire de Rutshuru. Comment ceux qui prétendent libérer la population congolaise, ceux qui prétendent lutter contre l’injustice, peuvent-ils se permettre de priver les populations d’une ressource aussi vitale que l’eau potable ? Il revient donc aux Congolais de comprendre que la bande de Bosco Ntaganda ne vise autre chose que l’exploitation illégale des richesses de la Rd Congo et de permettre la signature des contrats léonins dans la partie qu’ils occupent.
etudiantaek@yahoo.fr
Isaac BWETE
Commentaires
06/29/12, par Isaac BWETE:
06/30/12, par mayelefogo@yahoo.fr:
08/14/12, par Pascal Herady Mambwe:
08/28/12, par prince wilondja:
08/28/12, par prince wilondja: